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UN NOUVEAU STORYBOARDER SUR LE MARCHÉ DU SCÉNARIMAGE



Il y a parfois des moments de pur bonheur. Et ce mercredi 6 décembre est un moment où j’ai pu apprécier un bonheur simple loin de tout algorithme invasif. Enfin presque.

 

Je vais, sous vos yeux ébahis, vous raconter une histoire à propos de l’art et la manière d’en raconter une. Mais avec des images. C’est une jolie mise en abyme qui me fait me jeter dans l’exercice avec délectation.

 

Vous savez toutes et tous que les scénographes nous aident tous les jours à gagner des dossiers, à matérialiser ce qui se passe dans nos têtes de concepteurs, qui nous aident à construire de séduisantes mises en scène.



J’aime les scénographes et la scénographie et j’aime également la nouveauté. Et de la nouveauté, j’en ai encore à vous montrer, grâce à Olivier qui, je dois l’avouer, m’a encore surpris.

 

L’idée est pourtant simple. Simplement limpide et efficace.

 

Il y a quelques semaines, nous avons monté ensemble un projet pour un anniversaire de société. Le concept était évident, limpide, imparable : un voyage dans le temps pour environ trois mille personnes. Projet écrit, nous discutons à propos de quelques croquis jetés sur un morceau de papier. Comment faire vivre à ce public que nous aimons déjà une telle expérience ? Le tout, en respectant un budget que nous estimons un peu serré, mais que voulez-vous ? De nos jours, mieux vaut savoir calibrer et produire pour créer un projet qui a une chance de voir le jour.



Le projet prend forme. Il devient une virtualité qui ressemble comme deux gouttes d’eau à une réalité désirable. Le lieu était difficile à exploiter mais nous avons réussi à rendre possible ce voyage à travers les décennies.

 

Le projet bouclé dans un logiciel de 3D, la machine nous aide à produire de l’image. Il y a le choix, peut-être trop de choix. Et comme vous le savez, choisir c’est renoncer.

 

Alors je renonce. J’écarte et je choisis les angles de vue, les perspectives que j’estime les plus représentatives de ce que nous souhaitons dire et faire ressentir. Il manque du mouvement mais nous misons sur l’imagination de celles et de ceux qui vont lire le projet.



Quelques temps après, Olivier m’envoie un storyboard de ce même projet. Son approche : réaliser toute l’ossature en 3D, réaliser l’habillage et la conception des personnages. Quand toutes ces étapes sont réalisées, il suffit de choisir, comme un réalisateur de films et un chef opérateur le meilleur angle, le meilleur cadre, le type d’objectif pour donner vie aux séquences de l’événement.

 

Il m’envoie du crayonné mais je sais que tout est possible avec une machine. J’ai l’impression de voir le travail d’un artisan qui s’est appliqué et a sué sur sa feuille Canson 110 g. Il y a une âme. De l’émotion. C’est beau et rien que pour cela, ça vaut le coup d’en parler. 



Les scénographes peuvent donc se transformer en storyboarders ou en scénarimagistes si vous vous souvenez que c’est Georges Méliès qui a inventé le procédé, repris avec talent par Webb Smith pour Walt Disney.

 

Le storyboard sert à raconter une histoire, à décrire de manière fidèle ce que le créateur a écrit ou dessiné. Le storyboard ne laisse rien au hasard, pas même les émotions.


Laurent Desjars



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